C’était hier : Un eurois de renommée internationale
C’était hier : Un eurois de renommée internationale

Découvrir dans « L’APICULTEUR » d’avril 1899, un article sur l’inauguration à LOUYE dans l’Eure, d’un monument à la mémoire de Georges de Layens, est un incitateur suffisant pour piquer la curiosité d’un passionné du monde des abeilles.

Le 19 octobre 1983, me voilà donc parti à la recherche de ce fragment du passé.

LOUYE (Louiiye, comme disent les gens du coin) à la limite sud-est du département, est un charmant petit village dans un paysage où alternent plaines et bois.

Au pied de l’église le monument souvenir est bien là, intact, sous des tilleuls qu’avait plantés Georges de Layens.

Instant d’émotion me ramenant presque un siècle en arrière, lorsque le 5 mars 1899, des amis ont voulu perpétrer le souvenir de ce grand personnage de l’apiculture et marquer leur amitié à cet habitant du village ; un habitant estimé et admiré de tous et qui a fait aimer les abeilles à tous ceux qui l’approchaient.

Tout le monde avait des ruches dans le pays me dit une vieille habitante de Louye. Seuls, 2 petits ruchers subsistent aujourd’hui, exploités par des enfants qui vivent hors de la commune.

La maison de Georges de Layens existe toujours. Elle est bien coquette, gardée par 2 chiens fort bruyants à notre approche. Les propriétaires en sont absents. Savent-ils qu’ils habitent une demeure historique ? Car qui peut savoir, s’il n’est apiculteur, que Georges de Layens a été un « Maître » et un « précurseur » ? Qui peut se rappeler ce que disait le monde apicole en 1899 par la voix de Laurent Opin, secrétaire de la « Fédération des sociétés françaises d’apiculture » ?

« Je viens vous entretenir de l’homme excellent, de l’apiculteur éminent, du savant distingué, dont nous déplorerons longtemps encore la perte irréparable ! Comme apiculteur, Georges de Layens a exercé une influence légitime en France et à l’étranger ; il a représenté la science apicole française qu’il a fait progresser avec un succès qui s’est affirmé pendant de longues années ! Aussi a-t-il mérité le nom de Père de l’apiculture française moderne ! »

Aujourd’hui des amis ont dans leur rucher des « layens » et jurent que c’est la meilleure ruche. Cent ans après, il n’y a pas qu’un médaillon de bronze sur une pierre de granit pour perpétrer le souvenir de GEORGES de LAYENS.

Papimiel

Dans les yeux des jeunes on y voit des flammes, mais dans les yeux des anciens, on y voit de la lumière (Victor Hugo)

Fermer le menu