C’était hier : Bleuets et coquelicots …
C’était hier : Bleuets et coquelicots …

Créée en septembre 2018, une Association militante pour l’arrêt de l’utilisation des pesticides de synthèse a pris le nom de “NOUS VOULONS DES COQUELICOTS”.*

Le mot coquelicot, associé souvent au mot bleuet me ramène à des souvenirs de jeunesse où le vert et jaune des champs de céréales étaient émaillés de rouge et de bleu.

Ces couleurs, outre qu’elles sont, avec la marguerite, les couleurs de notre drapeau, restent, pour moi, associées aux “galipettes” parmi les épis, à la découverte des terres inconnues du sexe féminin, au grand dam du propriétaire du champ.

Le “vieux” que je suis devenu ne peut s’empêcher de dire “c’était le bon temps” en oubliant un instant tous les avantages du progrès.

C’est donc avec une certaine joie que je salue le retour des coquelicots sur les talus et dans les champs. Souvenirs, souvenirs!

Pendant des décennies, bleuets, coquelicots et marguerites avaient quasiment disparus des paysages. Heureusement, les poètes et les peintres nous permettaient de toujours les admirer.

Au nom d’une agriculture qui voulait nourrir la planète, des plantes dites sauvages ont été sacrifiées. Pensez donc, ces vilaines plantes vivent aux dépens de la nourriture de ’homme.

Cela me rappelle l’épisode où Mao a fait détruire les oiseaux dans certaines provinces chinoises parce qu’ils mangeaient une petite partie des récoltes. La suite de l’histoire est qu’il fallut ensuite détruire les insecte devenus trop nombreux, faute d’oiseaux pour réguler, etc, etc, etc…

L’apiculteur, lui, ne pleurait pas trop sur l’absence de bleu et de rouge dans les champs, car, coquelicots et bleuets, malgré leurs belles couleurs, ont un intérêt mellifère modéré. Le drame est que les herbicides détruisent aussi les sanves, pissenlits, berces et autres plantes appelées “mauvaises herbes” très appréciées par nos amies ailées. ça c’est pas bien !

Au nom de “faut nourrir la planète”, la recherche de profit est toujours à l’affût. La céréale est devenue une matière boursière et les chimistes se sont emparés des pesticides. Sacré pognon !

De ma fenêtre, j’aperçois un bout de talus en bordure de la route nationale rouge de coquelicots. Quel signe d’espérance ! Cette fleur reprend place dans mon paysage.

Voilà des années que je n’ai pas vu d’hirondelles dans mon ciel. Ce talus rouge, me fait espérer d’entendre à nouveau les gazouillis et d’admirer les ballets de ces extraordinaires migrateurs. Les coquelicots sont le symbole annonciateur de ce retour.

J’aspire à revoir ces ballerines et pourtant j’ai pesté quand elles prenaient mon rucher pour un garde-manger. Bravo l’écosystème !

Malgré cela je vais quitter ce monde avec espoir, et je crie avec les générations qui
me suivent:

“NOUS VOULONS DES COQUELICOTS ….et une agriculture paysanne !!!”

Papimiel

Ce qui est passé a fui, ce que tu espères est absent, mais le présent est à toi.
(Proverbe arabe)

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