C’est aujourd’hui : Vu de ma fenêtre
C’est aujourd’hui : Vu de ma fenêtre

 

 

 

« Essaim de mai vaut vache à lait »

Parmi les fleurs de mon jardin, l’ami Raphaël à déposé un essaim récolté ce 7 mai et logé dans une ruchette. Il souhaitait, sagement, le mettre en quarantaine avant de l’intégrer dans son rucher. Il lui fallait s’assurer que cet essaim vagabond n’était pas porteur de maladie contagieuse.

Eh oui ! Il n’y a pas que les humains qui doivent se défendre contre virus et bactéries.

L’apiculture oblige à se transformer parfois en infirmier.

Le frelon asiatique est devenu le fléau n° 1, mais le varroa et les loques restent présents.

La mondialisation nous a fait cadeau de maladies et parasites dont il faut bien tenir compte.

Donc dans la semaine qui suit l’enruchement, et avant l’operculation du couvain, il nous était recommandé par les services vétérinaires, depuis l’apparition du varroa, d’introduire 1 ou 2 lanières anti-varroa pour vérifier et diminuer la pression du parasite.

Donc, ce 12 mai, mon ami vient pour poser les lanières. Evidemment, j’ai observé derrière ma fenêtre son intervention. (on ne se refait pas)

La météo était à peine favorable, 17°, des rayons de soleil par intermittence et des courants d’air assez frais. De telles opérations ne se font pas toujours par temps optimal mais en fonction des disponibilités de l’apiculteur.

Hier je lisais un article dans une revue où il était question du stress des abeilles.

L’auteur mettait en évidence qu’un essaim stressé est moins apte à se défendre contre les parasites et autres agressions.

Il a observé que le frelon asiatique s’attaquait surtout aux colonies affaiblies et sous tension. Toutes les ruches de son rucher qu’il avait visitées les jours précédents étaient plus la cible des attaques.. Or chaque intervention de l’homme est un choc pour nos amies ailées. Il faudra plusieurs jours pour retrouver calme et sérénité.

Dans mon jardin, la tranquillité est revenue, l’activité est normale pour la ruchette, malgré un temps très frais pour un mois de mai,

Les fleurs sont abondantes , selon les heures de la journée, les butineuses sont sur les thyms, les centaurées, les premières fleurs de bourrache, etc… La palme revient aux cotonéasters, ces arbustes rampants aux petites fleurs roses visitées du matin jusqu’au soir.

Quel plaisir pour l’homme vieillissant de contempler toute cette vie !

Le 5 juin, Raphaël vient mettre en ruche.dadant 10 cadres (on ne parle plus de quarantaine). Il était temps ! La ruchette Dadant (6 cadres) est entièrement bâtie et le couvain occupe les ¾ des surfaces. Aucune maladie n’est détectée. Les abeilles sont d’une extrême douceur.

Le 15 juin, les 10 cadres sont battis et toutes les cellules pleine de miel avec 7 cadres de couvain bien sain. Une hausse est posée sur une grille à reine. Les acacias sont passés, mais il reste les tilleuls et les châtaigniers. Quel bonheur si la météo le veut bien !

Mais la météo ne l’a pas voulu ! Cependant après 3 semaines de temps exécrable avec pluie et vent frais, une récolte de12 kg est cependant effectuée. C’est le miracle de l’essaim de mai.

Auparavant, le 6 juillet. Raphaël est venu avec Jean-Michel, une connaissance de 40 ans, un passionné expérimenté. Les abeilles sont toujours très calmes, des hybrides c’est sur, mais avec le caractère des buckfasts: Une bonne abeille locale quoi ! Après ¼ d’heure de cache-cache, une belle reine est marquée du blanc de l’année car elle n’a pas voulu donner son âge la coquette ! Il ne restait qu’à laisser la colonie retrouver sa sérénité.

Une colonie prometteuse attend son transfert à Giverny, dans le Jardin de CLAUDE MONET

juillet 2021

 

Papimiel

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